Le Pays de Tulle

TULLE

 

Tulle est la deuxième plus grande ville de la Corrèze et sa préfecture. C'est la capitale de la dentelle et de l'accordéon. C'est une ville vivante et respectueuse de ses traditions.

Ne manquez pas la visite de la vieille ville avec la cathédrale datant des XIIe et XIVe siècles de styles roman et gothique. Vous noterez la finesse de son clocher, de 75 m de haut. A visiter également le cloître et son musée datant des XIIe et XVI e siècles  :  Maison de Loyac, début du XVIe siècle, ses vieilles rues : rue des Portes Chanac, rue de la Barrière, rue Riche, tour de Maïsse, tour d'Alverge, porte des Mazeaux.

Découvrez également les vieux quartiers de la ville : le Trech, l'Alverge, la Barrière. Pour les groupes, une visite guidée vous permettra de comprendre leur histoire. (10 personnes minimum). Durée de la visite : 1h30. Nocturnes du patrimoine le 21 juillet et le 31 août. Pour tout renseignement, vous pouvez contacter l'Office de Tourisme Intercommunal de Tulle au 05 55 26 59 61.

 

CORREZE

 

Corrèze est une petite ville qui a autrefois connu la prospérité. Ne manquez pas le circuit du patrimoine architectural qui vous permettra de découvrir la ville close.

Le bourg a pris le nom de son cours d'eau, contrairement à d'autres villages qui eux ont gardé le nom du Saint patron de leur église.

L'occupation du sol est certainement très ancienne mais l'on ne retrouve pas de vestiges antérieurs à la période gallo- romaine. En venant de Tulle, la voie antique passant derrière l'actuelle mairie se partageait en deux branches : l'une allait vers la Monédière et la Marche, l'autre vers Vitrac et la région auvergnate. La première mention historique de Corrèze remonte au IXe siècle, en 879 lorsque les époux SICARD et INGENSELDE font donation d'une église au bord de la rivière au monastère de Beaulieu.

Au Moyen-Age, la cité se développe et se dote des premières maisons fortes. Elle dépend alors de la Vicomté de Ventadour.

Au XVIe siècle et la Renaissance, la cité connaît un essor qui marque à nouveau ses vieilles pierres. Elle se dote alors d'une architecture de type urbain : de fortes maisons bourgeoises apparaissent  avec des frontons, pilastres, frises, coquilles Saint jacques (Corrèze étant sur le chemin de Saint jacques de Compostelle), signe d'une prospérité évidente. En 1580, elle est présente à "l'assemblée des villes closes du bas pays limouzin" et rivalise avec les cités voisines. Cet essor se poursuivra aux XVIIe et XVIIIe siècles.

 Cette prospérité est souvent interrompue par des périodes troublées : par exemple, au XIVe siècle, lors de la guerre de Cent Ans, l'église fut incendiée et lors des guerres de religion. Sa population souffre régulièrement de famines durant le XVIIIe siècle, les hivers étant très rudes.

La route principale est aménagée sous la Monarchie de juillet  et la voie ferrée dessert la gare de Corrèze après 1880.  Corrèze connaît une terrible saignée pendant la Grande Guerre et déplore ensuite une  forte érosion démographique. Aujourdh'hui avec ses 1152 habitants, elle espère enrayer ce déclin.

Le circuit du patrimoine

La porte Margot

Datant du XVe siècle, elle est le vestige le plus emblématique de l'histoire de Corrèze. De son système de défense subsiste un seul mâchicoulis et six corbeaux. Autrefois, un chemin de ronde passait à son sommet. Au centre, vous serez accueilli par une statue de Saint Martial, le saint patron de la cité.

Maison servant d'enceinte

Maison forte avancée

Maisons urbaines de style Renaissance (ne se visitent pas)

Maison au décor Renaissance avec coquille Saint Jacques

Maison de l'apothicaire

La date de 1667 indique une construction du XVIIe siècle. Cependant, le décor de la façade est de la Renaissance.

Maison de Rohan

Du nom d'un faux duc de Rohan. A l'intérieur, se trouvent de magnifiques cheminées et un bel escalier en bois.

Maison XVIe

Cette maison, au chevet de l'église, appartient aujourd'hui à la commune. Elle présente une magnifique porte (provenant de la Renaissance) avec tympan triangulaire, coquille Saint Jacques, pilastres, frise dorique. Probablement construite pour un notable en 1552, elle aurait été une auberge dans le passé.

Eglise Saint Martial

Datant des XIIe, XIIIe, XVe siècles, d'origine romane comme l'atteste ses lourds contreforts, côté rue Louis Talin, elle a maintes fois été remaniée à la suite des destructions dues en particulier aux guerres comme la Guerre de Cent ans. C'est pourquoi l'intérieur présente des éléments gothiques. Le clocher hexagonal, sur forte tour carrée, dit " anglais" par ressemblance avec ceux de ceratines régions d'Angleterre (Yorkshire), a subi, à plusieurs reprises, les dommages de la foudre. Le retable de l'église Saint Martial, datant de la fin du XVIIe et début XVIIIe est lui aussi remarquable.

Maison Meynard de la Farge (fin XVIIe et début XVIIIe siècle)

Cette maison a été construite pour un notable. Au pied d'une tour, une porte majestueuse (avec arc en accolade et blason aveugle) s'ouvre sur un escalier monumental en pierre. Jean Meynard de la Farge, ancien secrétaire du Roy, riche bourgeois, vécut ici et mourut en 1745.

Maisons de style rural

Première maison : l'habitation est à l'étage. On y accède par un escalier de pierres. En dessous se trouvaient des étables dites "station basse de maison".

Ensemble maison Talin : Il s'agit d'une maison avec grange et étable jusqu'au XXe siècle. Vous pourrez également y découvrir un linteau de porte datant de 1591 : vous remarquerez une crosse d'évêque, une coquille Saint Jacques et une inscription latine.

Maisons de tisserands

En 1742, l'artisanat dominant à Corrèze est celui du tissage avec : 6 tisserands, 2 cardeurs de laine, 1 marchand de laine, 3 tailleurs d'habits.  A côté du moulin banal situé sur la Corrèze se trouvait "une maillerie composée d'une roue à drat, un petit bâtiment...", c'est ce que l'on appelle un moulin à foulons, destiné à battre (fouler) la laine (le fameux "ras de Corrèze"qui fût côté en bourse).

Porte d'accès : maison forte

Porte de l'Hort ou du Four (porte opposée à la Porte Margot). Des traces sont encore visibles : départ de la voûte et base d'un des piliers.

Maison forte avancée.

Le Fossé

Sur les façades des maisons qui longent la rue J. B. Chèze, autrefois appelée rue du Fossé (en référence au fossé sec qui bordait l'enceinte fortifiée) , vous pourrez observer les évolutions successives de la défense de la cité. Sur le mur de départ, percé de quelques meurtrières et doté d'une échauguette, des ouvertures furent percées aux XVIIIe et XIXe siècles.

Un "cagadour" domine le fossé au départ d'un vestige de l'ancien chemin de ronde. Mais son profil ne doit pas tromper. Le "cagadour" n'a jamais servi à des fins militaires.

Maison Florentin. L'angle de cette maison, au carrefour des rues Leynia de la Jarrige et Jean- Baptiste Chèze, est la partie la plus ancienne de la ville forte. Ce fut peut-être la demeure des chevaliers de Corrèze aux XIe et XIIe siècles.
 

Site de la Chapelle Notre Dame du Pont du Salut

 Au XVe siècle, un maçon, Pierre DULAURENT, originaire du hameau voisin de Reygnac, rapporte d'Espagne cette statue en pierre polychrome, trouvée par lui dans une étable au pavage de laquelle il travaillait.

Pont de la chapelle du pont du Salut : d'allure médièvale, ce pont fut édifié au XVIIIe siècle.

Croix monolythique du pont du Salut : d'une hauteur de sept mètres sur un long fût d'un seul tenant.

Chapelle des Pénitents Blancs

Elle fut édifiée au XVIIIe siècle aux alentours de 1730. Pendant la Révolution, elle fut le siège des assemblées de citoyens, communales et cantonales, avant de devenir le Temple de la Raison. Elle fut rendue au culte catholique en 1806.

Croix du cimetière

Cette croix aurait été rapportée du village de l'Hospital, où se trouvait une commanderie dépendant de Carlat. Elle ressemble beaucoup aux croix émaillées des autels ou des processions : vous remarquerez des extrémités fleuronnées et tréflées, la Sainte Vierge, à droite du Christ et Saint Jean l'Evangéliste à gauche.

 

GIMEL-LES-CASCADES

 

       Le village de Gimel-les-Cascades prend ce nom définitif en 1974. Situé à 446 mètres d’altitude, il domine la Vallée et les gorges de la Montane, ensemble classé Zone Natura 2000 depuis 2006. La Montane s’écoule par une succession de cascades, marquant le début des gorges.

       Ce village pittoresque possède un riche patrimoine bâti, mis en valeur par le fleurissement de la commune et l’écrin de verdure dans lequel il s’étire. Ces richesses patrimoniales en font un véritable village de caractère, parmi les plus beaux de la Corrèze.  


 Le Jardin de la Cure

       Jardin public aménagé en 1993

Eglise Saint Pardoux de Gimel

       Eglise de la fin du XVème siècle, son architecture conserve cependant des parties de style roman, provenant vraisemblablement de l’ancienne église du Château de la Roche-Basse. Elle est coiffée d’un clocher-peigne comprenant quatre cloches. 

       Le choeur est composé d’un retable en bois du XVIIème précédé d’un autel tombeau de 1759. De nombreux Trésors sont mis en valeur au sein de cette église: la Châsse de Saint Etienne (coffre précieux où sont conservées les reliques d’un saint) qui date de la fin du XIIème siècle ainsi que le buste-reliquaire en argent de Saint Dumine (soldat du temps de Clovis, il finira ses jours dans un ermitage sur le Roc de Braguse près de Gimel) datant probablement de 1432Ces deux pièces sont classées à l’inventaire des Monuments Historiques depuis 1891.

Cette église recèle d’autres objets d’art religieux classés à l’inventaire des Monuments Historiques : 

- un Christ en Croix de la fin XVIIème, classé en 1976

- un siège de célébrant d’époque Louis XIII, classé en 1961 

- une Vierge de Pitié de la fin XVème, classée en 1956

- une Vierge de l’Annonciation du XVIème, classée en 1960. 

 Vestiges du château de la Roche-Haute

Il ne reste aujourd’hui de ce château que des vestiges des XIV et XVème siècles, sauvegardés grâce à leur propriétaire M. André Blavignac. 

En partie détruit lors d’un long siège en 1594 durant les Guerres de Religion, le château continua d’être habité et restauré jusqu’au XVIIIème.

Les cascadelles et le Pont du Péage 

Seul pont d’accès au bourg fortifié durant le Moyen-Age, les habitants devaient donc s’acquitter d’un droit de passage dont il tient son nom. Il fut reconstruit au XVIIIème.

Ce pont se trouve en amont des cascadelles, un petit ruisseau se jettant dans la Montane puis serpente dans les bois, où un sentier a été aménagé, permettant de rejoindre le bourg ou de descendre vers les cascades de 143 mètres de hauteur au total, par le Parc Vuillier (entrée payante). 

 Le Rocher de la Vierge de Saint Dumine

Elevée sur ce roc en 1868 par l’Abbé Talin (curé de Gimel), elles est aussi appelée Vierge des Cascades. La statue représente une Vierge à l’enfant.  

 La Chapelle Notre-Dame du Rosaire

 

Située sur la place principale du bourg, cette chapelle du début XVIIIème porte aussi le nom de Chapelle des Pénitents puisqu’elle a servit de siège pour une confrérie des Pénitents Blancs. A l’intérieur, le visiteur peut y découvrir un tableau représentant une Déploration du Christ. 

 

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CLERGOUX

 

  • Eglise

       Cette église typique du Limousin, date du XIIème-XIVème siècle. Elle possède un clocher peigne à trois baies cintrées et des pilastres de style roman. 

 

  • Châteaux de Sédières

       De style médiévale et oeuvre de Jean Boutier, ce château a été remanié au milieu du XVIème par Dominique de Sédières, arrière petit-fils de Jean Boutier, qui décida de restaurer la demeure dans un style Renaissance: le chantier entrepris en 1535 ne s'acheva qu'en 1569. Les façades sont agrémentées de tourelles coiffées en poivrière et les trois grandes arcades donnant sur la cour sont décorées de colonnes corinthiennes. Seuls les restes de fossé et les quelques mâchicoulis demeurent de l'ancien château.

       La Famille Lentillac a hérité des lieux par la suite et a décidé à la fin du XVIIème, d'aménager un jardin à la française. Cette famille a émigré durant la Révolution et l'héritière du château a choisi de le vendre en 1848. Abraham Gabriel Delessert,le nouveau prorpiétaire et haut fonctionnaire parisien pris la décision de le garder jusqu'en 1852.

       En 1965, le Département de la Corrèze se porte acquéreur du château et de ses abords. L'Office National des Forêts, acquiert, lui, les 127 hectares de bois du domaine. L'ensemble est réhabilité par deux architectes en chef des Monuments Historiques: Gabor Mester de Paradj et Pierre Lebouteux.

       Ce bel exemple de l'architecture Renaissance s'inscrit dans un écrin de verdure de 127 hectares, composé de prairies, de forêts et d'étangs.